Association
pour la Défense de l'Environnement
et la Maîtrise de l'Urbanisation
à Brétigny-sur-Orge
L'ADEMUB est membre de France Nature Environnement
Accueil du siteUrbanismeFermeture de la Base aérienne (ex-CEV)

L’Ademub se mobilise : Quel avenir pour les terrains libérés ?

Imprimer et signer le manifeste des associations (fichier pdf - 65 Ko)

Tout au long du 20ème siècle, l’Histoire de Brétigny et de ses habitants a été étroitement associée à celles du chemin de fer, de l’entreprise grainetière Clause et du Centre d’Essais en Vol, le CEV. Qu’en est-il en 2008 ?

Le chemin de fer, fort heureusement, est toujours là. Par contre, depuis 2000, Clause n’existe plus et ses 50 ha de bonnes terres agricoles ont été voués au bétonnage. Les Brétignolais savent combien l’ADEMUB a combattu durant plusieurs années le projet « Terrains Clause » en proposant une alternative moins urbaine et plus « écologique ».

C’est aujourd’hui l’ex-CEV, devenu « base aérienne 217 », qui pose un problème de taille, car il s’agit de la fermeture de ce site militaire d’environ 750 ha installé sur Brétigny et les communes voisines. Nous ne nous étalerons pas sur les divers bruits qui ont pu circuler sur le devenir de ce terrain (aérodrome de fret aérien, gare routière, ville nouvelle, etc.) pour nous borner aux seuls faits...

Les communes concernées

D’abord, lorsque nous disons « le CEV de Brétigny », c’est loin d’être vrai car, à quelques hectares près, les installations se répartissent ainsi sur 4 communes :

  • Plessis-Pâté : 315 ha
  • Leudeville : 195 ha
  • Brétigny : 142 ha
  • Vert-le-Grand : 82 ha

Ce sont 4 intercommunalités qui sont directement concernées : le Val d’Orge (Brétigny, Le Plessis-Pâté), l’Arpajonnais (Leudeville) , le Val d’Essonne (Vert-le-Grand) et Evry Centre Essonne.

Le départ des militaires 

Le 24 juillet dernier, le Ministère de la Défense annonce la fermeture en 2012 de la base aérienne 217 (ex-CEV). Premier effet : la suppression de plus de 2000 emplois militaires et civils avec les conséquences que l’on imagine pour les familles et les communes concernées. Cette décision aboutira aussi à la « libération » d’une grande partie des 750 hectares de la plate-forme militaire. Cela suscite déjà bien des convoitises et ne manque pas d’inquiéter au plus haut point les défenseurs de l’environnement car, jusqu’à présent, ces terrains militaires étaient perçus comme un barrage à l’urbanisation galopante du centre Essonne.

La servitude d’exposition au bruit étant supprimée, Bondoufle peut ainsi réaliser de nouveaux projets d’urbanisation jusqu’à maintenant impossibles. On peut aussi en déduire que la piste aérienne de plus de 3 km sera elle-même définitivement supprimée.

Ceux qui resteront ... et se développeront

Officiellement, le Service de Recherche médicale de l’Armée, qui est déjà sur le site, y restera et s’étoffera même de 250 emplois supplémentaires, ce qui ferait 500 emplois en tout.

Au sud, sur sa partie « Leudeville », l’Institut National de la Recherche Agronomique (l’INRA) occupe 450 hectares avec la ferme de Bressonvilliers, profitant ainsi depuis plus de 20 ans de la discrétion militaire pour ses recherches animales. Non seulement l’INRA devrait rester, mais surtout développer dans l’avenir proche un physiopole , centre de recherche « européen » dédié au développement des recherches, principalement génétiques, sur l’animal (bovins, ovins, caprins) afin de mettre au point, entre autres, des traitements médicaux pour les humains. En parallèle, une station de méthanisation des déjections animales devrait y être construite pour éviter les pollutions engendrées par la présence de centaines d’animaux.

Que disent les règlements d’urbanisme ?

Le nouveau Schéma Directeur de la région Ile-de-France (SDRIF) vient d’être approuvé en septembre 2008. Il n’intègre pas dans ses documents graphiques la nouvelle donne sur la libération du site mais il le maintient en classement « aérodrome » !

Mais comme l’Etat est en conflit avec la région sur ce SDRIF, il faut s’attendre à des modifications dans les mois à venir. Le préfet de l’Essonne (représentant de l’Etat) ne se prive d’ailleurs pas de rappeler devant les maires que l’Etat souhaite garder la maîtrise du devenir de ces terrains et que la quasi-totalité du Plessis-Pâté (principale commune concernée) est déjà classée en zone « d’urbanisation préférentielle » ! De telles déclarations laissent augurer quelques batailles à venir.

Le front uni des associations de défense de l’environnement

Les élus locaux n’ont pas tous réagi de la même manière à l’annonce de la fermeture de la Base. Certains ont feint l’étonnement et se sont contentés d’annoncer que c’était dramatique pour leur ville !

D’autres ont immédiatement informé leur population et fait part de leur souhait d’être associés aux décisions qui seront prises.

A l’initiative d’Essonne Nature Environnement (ENE), les associations locales de défense de l’environnement ont décidé, dans un premier temps, de ne pas s’associer à des démarches de partis politiques et d’établir une plate-forme revendicative commune sur le devenir de ce site.

Réunies le 19 novembre, une vingtaine d’entre elles, dont l’ADEMUB et Coopération avec la Nature (Le Plessis-Pâté), ont créé un « front associatif » qui diffuse en ce moment un MANIFESTE (annexé à l’ADEMUB-info de décembre 2008) où elles énoncent clairement leurs revendications concernant le devenir de ces terrains. Revendications qui portent, entre autres, sur le maintien d’une vaste zone verte à dominante agricole et la réalisation d’une concertation rigoureuse et préalable avec les populations concernées.